par Pancho Villa
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Jean-Paul Fitoussi
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Tyler Cowen de chez MR a vraiment raison en affirmant qu'aux E.-U. tout, mais vraiment tout est marchandable...
Tyler Cowen over at MR tells us that in the US everything, absolutely everything is tradable...

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L'OFCE a décidé d'apporter sa contribution au débat sur l'avenir du projet européen. Dans son édition 2007 de « L'état de l'Union européenne », présentée hier à Paris dans le cadre d'un colloque du Forum de Paris sur « l'Union, 50 ans après », ses chercheurs suggèrent, sous la direction de Jean-Paul Fitoussi, réformes et inflexions pour sortir l'Europe de l'impasse. Rappelant, à l'approche du cinquantenaire du traité de Rome, que ce dernier affirmait la volonté de ses membres « d'assurer par une action commune le progrès économique et social de leurs pays », l'OFCE lance un « Manifeste pour l'Europe des biens publics » : « Fournir des biens publics, comme le plein-emploi, l'énergie, la connaissance, la protection de l'environnement, est plus essentiel et pertinent aux yeux des populations que le respect scrupuleux de critères de stabilité monétaire et budgétaire », explique Jean-Paul Fitoussi, et redonnerait son sens à la construction économique européenne.
Objectifs contradictoires
Refonder l'Union autour de ces notions est d'autant plus urgent que l'Europe s'est en partie détournée de ses projets originels, laissant « le primat » à des « doctrines économiques » au détriment du politique. Ainsi de l'échec - du moins jusqu'ici - de la stratégie de Lisbonne qui instaure, selon lui, une concurrence néfaste entre Etats membres dans une course aux meilleurs classements nationaux au lieu d'accroître la coopération entre économies européennes. Et qui assigne aux Etats membres des objectas souvent contradictoires.
« Est-il possible de combler simultanément le déficit de travail, le déficit de productivité et le "déficit environnemental" ? », s'interroge l'économiste. Autre exemple, la politique de la concurrence est exercée de manière trop tatillonne par la Commission européenne et deviendrait selon Jean-Paul Fitoussi « un frein et non un accélérateur de l'Union européenne : une conception trop rigide de la concurrence peut se révéler néfaste en empêchant des restructurations fécondes ou la protection d'industries naissantes ». En pratique, ajoute-t-il, la politique de la concurrence aboutit à l'inverse du but poursuivi : les grandes entreprises sont conduites à rechercher des alliances ailleurs que sur le territoire européen : « II appartient au pouvoir politique, en l'occurrence au Conseil et au Parlement européens de faire les arbitrages nécessaires entre les exigences de la concurrence et celles de la compétitivité. » De même encore, ajoute l'économiste, la Banque centrale européenne adopte une conception « trop étroite » de la stabilité des prix mettant en péril « la stabilité macroéconomique, bien public qui englobe la stabilité mais aussi la croissance et l'emploi ». Enfin, les autorités privilégient le bien public « stabilité financière » en exigeant l'équilibre des finances publiques, au détriment de la croissance. « Le Pacte de stabilité devrait être le moyen donné aux gouvernements de décider ensemble d'une stratégie d'investissement», assure le président de l'OFCE, qui demande l'exclusion des dépenses liées à l'investissement public du calcul du déficit budgétaire, « comme c'est le cas au Royaume-Uni depuis 1997». Toutes ces règles peuvent être réformées, mais elles pourraient aussi, plus simplement, faire l'objet d'une interprétation différente de la part du Conseil des ministres européen.
Ressources mises en commun
Comme pour figurer cette « Europe des biens publics », l'OFCE propose la création d'une « Communauté européenne de l'environnement, de l'énergie et de la recherche », trois domaines liés entre eux par le fait que « la solution du problème écologique, à travers la recherche d'énergies de substitution, pourrait être un accélérateur de croissance ». A l'image de la Ceca, la Communauté européenne du charbon et de l'acier, qui avait pour ambition de mettre en commun les matières premières de la guerre pour rendre cette dernière impossible, ce nouvel ensemble viserait à mettre en commun les ressources du développement économique pour empêcher son épuisement.
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P.S. : Sauf si ∆Ms (∆Ms = Ms(t1) - Ms(t0) avec ∆Ms > 0) est retire du systeme monetaire "interne" (en se basant sur la logique des flux hydroliques...i.e. une fuite..., n'est-ce pas 'Phillips'? ...p.ex. a travers des Fonds Hedge ?-('Ah, tiens donc?'-Edition...Pourquoi, pourquoi...cogite...cogite...)...afin de reequilibrer ou bien pour pouvoir mieux controler I...i.e. 'etaler' Ms...? |
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La force de l'euro favorise-t-elle la puissance de l'Europe ?
'Mais il n'existe pas de relation générale. Ce que l'on peut affirmer, c'est qu'en principe, ce qui génère l'augmentation du taux de change, la "force" d'une monnaie, c'est la bonne santé de l'économie. Et non l'inverse. C'est la raison pour laquelle quelle que soit l'économie, les taux de change ont tendance à se déprécier en période de récession et à s'apprécier en période de croissance. Cela veut dire qu'on se trompe de causalité. Ce n'est pas l'euro fort qui pourrait faire l'Europe forte, mais le contraire. La force de l'Europe pourrait se transmettre à l'euro.'(dans le cadre d'adoptions de 'politiques monetaires sinceres...mais nous savons tous que la realite est bien differente et que le nombre d'instruments (en politique monetaire) a disposition afin de deformer la 'realite economique' sont assez nombreux et en fonction du climat economique, parfois plus, parfois -, couremment utilises...) 'Un euro fort signifie l'augmentation en devises étrangères des prix des biens et des marchandises produits en Europe. Si l'euro s'apprécie de 50 %, par exemple, cela signifie que les prix des biens européens augmentent de 50 % (seulement normalement de t0 a t1 ensuite les prix redescendraient...dependant de l'appreciation, au pif, aux alentours de 25-30% ??? pour 50% de hausse...) sur les marchés américain et asiatique.(umm, peut-etre seulement sur le marche americain, peut-etre sur le marche americain et asiatique, peut-etre que sur le marche asiatique, qui sait...?'Nul n'est prophete...' cela depend aussi beaucoup de la theorie des jeux, i.e. quelles forcent poussent a creer des liens 'plus intimes' d'une economie envers l'autre et vice-versa, etc. etc. etc. 'une menage' a trois, voire quatre peut aussi etre parfois, mais l'est plus souvent que parfois..., tres complique...) Donc on voit bien que c'est la force de la monnaie qui rend l'économie moins compétitive.(vers l'exterieur, mais n'oublions pas qu'une appreciation de la monnaie, l'europe n'est pas les USA, rend aussi les matieres premieres moins cheres...certes, ce qui est certain est que les aspects negatifs d'un rencherissement de la monnaie sont (summa summarum) > > que les aspects positifs...P.-V. aimerait aussi rajouter que les systemes economiques (qu'ils soient manipules par 'des politiques monetaires ou pas...essaieront toujours de se reequilibrer...). C'est pourquoi je disais qu'il fallait inverser la causalité. C'est lorsque les entreprises sont très compétitives que la monnaie peut s'apprécier.( cela depend aussi beaucoup de l'emission de Ms dictee par la BCE....nous revoila dans le volet politique monetaire...) Non seulement l'appréciation de la monnaie n'est pas un moyen de rendre les entreprises plus compétitives, mais au contraire, de détruire leur compétitivité.(seulement si elles se retrouvent 'a cheval' entre par ex. un produi X, tout en faisant abstraction des 'gout et des couleurs...' ou p(X;pays H)) < = p(X, moyenne tous pays confondus...). Ce qui se passe aujourd'hui pour Airbus comme pour les constructeurs automobiles européens le montre abondamment. Ils ont de plus en plus de difficulté à écouler leur production sur les marchés extérieurs à l'Europe. (Monsieur la il faudrait se distancer un peu car...il faut aussi voir quelles politiques economiques certaines entreprises utilisent...tant qu'il n'y a a pas delocalisation, sous un aspect de production de ceratines marchandises la competivite ne peut etre batie que 1. Augmentation de la productivite i.e. amelioration des processus de production 2. couts unitaires en travail (c'est la ou ca coute moins et ou la marge de manoeuvre y est la plus grande...a court terme...)L'Allemagne a conduit une politique de compétitivité qui consistait à réduire ses coûts de production, et notamment ses coûts unitaires en travail, par une très forte modération salariale, (la P.-V., en pointant du doigt a ce qu'il vient de dire un peu plus en haut, pense que c'est, de nouveau au pif, a 1/3 augmentation productivite et 2/3 couts unitaires en travail, faut pas oublier en Allemagne que l'offre en travail a subi un 'choc' il y peu de temps...et que ce 'choc' est loin d'etre absorbe...de facon 'naturelle'...en ce moment, cette 'absorption' est en train de se derouler de facon avant tout 'artificielle'...Keynes ne serais-tu pas de retour?...non, P.-V. rigole...) ce qui lui a permis de compenser partiellement l'appréciation de l'euro. Mais l'Allemagne a gagné en compétitivité essentiellement par rapport aux autres pays européens.(2/3) Donc une part importante de l'excédent des échanges extérieurs allemands s'est faite au détriment de l'Espagne, de l'Italie, de la France, c'est-à-dire des pays de la zone euro. (detriment voulu, car chacun qui a fait un peu d'economie aurait pu le prevoir...) En d'autres termes, la politique allemande revient à remettre au goût du jour ce que l'on a appelé en France la "politique de désinflation compétitive". Et le problème européen se trouve là. Si les autres pays européens, pour gagner des parts de marché sur l'Allemagne, se mettent à poursuivre la même politique, alors évidemment, personne ne gagnera. Si l'Espagne, l'Italie et la France avaient réduit leurs coûts salariaux du même montant que l'Allemagne, il n'y aurait pas eu de boom des exportations allemandes. Et le seul résultat eût été une baisse de la croissance européenne. (selon P.-V. avec tout le respect du, ceci est une approche bien trop simpliste...dans une mer de problemes complexes...) En gros, c'est une façon de pratiquer une politique d'import-export du chômage, si je puis dire. Parce que les politiques de compétitivité qui essaient de baisser les prix relativement aux voisins ont pour moteur la modération, si ce n'est la baisse, des salaires. Donc l'Allemagne s'en porte mieux au niveau des exportations, mais ne s'en porte pas mieux au niveau de sa demande interne, c'est-à-dire la consommation allemande, l'investissement allemand. (non, c'est de nouveau ue evolution qui etait tout a fait previsible...l'absorption du 'choc' se fait actuellement tout en douceur...au debut cette absorption etait exp. decroissante puis apres l'entree , de plus en plus fracassante, sur le parquet du marche international de la Chine, beaucoup moins constante, voire plate (fonction de l'absorption du 'choc') Il ne faut pas oublier que si l'Allemagne va un peu mieux aujourd'hui en termes de croissance, elle a connu une stagnation pendant environ quatre années. Il y a une autre façon de devenir compétitif, qui est d'augmenter la productivité, de ne pas jouer sur les prix. Mais cela exige de l'investissement à la fois public et privé. (et les FDI? et pour revenir au debut 2/3...) Or, les gouvernements européens aujourd'hui n'ont plus vraiment, compte tenu de l'état de strangulation budgétaire dans lequel ils se trouvent, les moyens d'investir. (Parce qu'il n'y a pas de vraie politique d'investissements en Europe...ni comme de vraie constitution europeenne...) On ne peut expliquer cela que si l'on se bouche les oreilles au discours ambiant. Si des capitaux étrangers viennent s'investir en France, c'est bien parce qu'ils y trouvent un avantage. Et que donc ils ne considèrent pas la France comme un pays peu compétitif, rigide, ayant une main-d'œuvre paresseuse et étouffé par les réglementations administratives. C'est donc bien une preuve de ce qu'il y a quelque chose, dans le discours sur les rigidités de l'économie française, qui ressort davantage de la rhétorique que de la réalité.(La faudrait voir le secteur qui attrait le plus les investisseurs internationaux..., supposant P.-V. un investisseur international voulant investir en France,...du a la concurrence enorme de la part de la Chine de l'Inde etc., et bien il chercherait automatiquement un secteur ou la marge d'action de la part des syndicats 'est la plus petite'...et la flexibilite la plus grande...quand il n'y a pas photo, et bien...il n'y a tout simplement pas photo...) '...et de faire redémarrer en Europe la demande interne, c'est-à-dire l'investissement et la consommation. Mais pour cela, il faut conduire une stratégie presque inverse à celle qui est aujourd'hui conduite. A savoir une stratégie de productivité, d'augmentation des salaires. L'un étant le corollaire de l'autre. (la logique politico-economique veut que ceci n'est pas faisable, un point c'est tout...trop de barrieres parasitaires dans les structures des institutions, protectionnisme, apparement negligeable (voile), mais en fait terriblement devergonde, etc. etc. etc. comme le dit P.-V. 'On n'est pas sortis de l'auberge...') P.-V. abrege un peu... ' Il faudrait accepter l'Europe, ne pas avoir peur de notre propre puissance et avoir les moyens de la gérer, se donner les instruments pour gérer l'Europe. On voit bien où est le manque : il est du côté politique. Ces instruments ne peuvent exister vraiment que dans la mesure où il existe une autorité légitime qui puisse les utiliser. Cette autorité légitime ne peut être que politique, puisque c'est la démocratie qui donne la légitimité dans un système.' (20/20 mention parfait...)' 'Il ne s'agit pas de faire de l'Europe une expérience de laboratoire en allant d'un extrême à l'autre. Aujourd'hui, le problème européen est que la BCE est la seule banque centrale du monde à ne pas obéir à une procédure dite "de responsabilité" ("accountability", en anglais), à savoir une procédure aux termes de laquelle une agence indépendante, banque centrale ou autorité de régulation, fasse rapport devant une assemblée politique qui a le pouvoir de modifier les statuts de l'agence, en l'occurrence de la banque centrale.' (Manque de 'contre-pouvoir politique...?,..) On pourrait imaginer des pas en avant qui, même s'ils ne sont pas tout à fait satisfaisants, accroîtraient à la fois la responsabilité de la BCE, et donc sa légitimité. Même si le Parlement européen n'a pas tous les pouvoirs des Parlements nationaux, il suffirait qu'à l'issue des auditions auxquelles procède le Parlement européen de la BCE, il puisse y avoir la potentialité d'une procédure de responsabilité. Je dis "potentialité", car jamais le Congrès américain n'a modifié les statuts de la Fed. Mais s'il ne les a pas modifiés, c'est précisément parce que la Fed, connaissant son pouvoir, a internalisé ses préoccupations. |
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